Les travaux au sud de Bordeaux sont intégrés dans un projet GPSO qui est une maladaptation évidente aux enjeux posés La première question est :Quels atouts et quelles contraintes entraîne un tel projet d'infrastructure ferroviaire du point de vue de la vie dans les territoires en particulier de la mobilité quotidienne qui est souvent une mobilité imposée. Questions environnementales: les arguments gain de temps documentés par SNCF Réseau sont ils suffisants pour rendre acceptables les dégâts sociaux et environnementaux et les coûts générés? Les alternatives mentionnées sont juste évoquées et ne sont pas argumentées dans le texte lui-même. Les objectifs autres que la vitesse de trajet (jonction possible dès 2027 avec le Y basque et l'Espagne, améliorations POLT, améliorations des services TER et Intercités assurant la fluidité des déplacements y compris inter-secteurs, ) sont des axes de progrès qui existent en dehors du projet GPSO. Les travaux génèrent à coup sur une Emission massive de GES (plus de 3 millions de tonnes pour l'ensemble des travaux, y compris extraction et transport des matériaux), dont la compensation est laissée à la loi du marché et ne peut aboutir avant au plus tôt 2042, sous condition d'un report modal massif de l'avion et de l'automobile vers le train. Aucune mesure d'accompagnement pour promouvoir le train n'est prévue. La question énergétique : Elle n'est pas conjoncturelle, mais structurelle. La contrainte énergétique est en train de s'imposer En 2035 elle sera d'autant plus prégnante que tout fonctionnera à l'électricité alors que la grande majorité des centrales nucléaires seront vieilles de plus de 50 ans. Le report modal des transports vers le train sera lui, d'autant plus pertinent. Mais probablement pas la grande vitesse. La dépense d'énergie cinétique ne croit pas avec la vitesse mais avec le carré de la vitesse. Et la question de la sobriété énergétique doit orienter les choix en matière de déplacements. La responsabilité des décideurs est engagée face à l'accélération constatée du changement climatique et ses conséquences catastrophique déjà en cours. Le problème financier C'est celui , majeur qui a conduit le COI à proposer préférentiellement un scénario de Planification écologique qui conduit à privilégier les investissements d'amélioration des transports du quotidien au détriment de projets de nouvelles lignes à grande vitesse qui seraient reportées de 2 ans, voire sine die. La crainte de nombre de collectivités de voir des investissements urgents et nécessaires être empêchés du fait de l'aspiration des finances publiques vers le projet GPSO a été prise en compte et partagéDe même, le retour de l'inflation impacte tous les budgets. L'aire du "en même temps" n'a plus cours. Il va falloir faire des choix. Et si ces choix sont là responsabilité de l'executif, C'est aussi la responsabilité des citoyens d'exiger des évaluations sincères afin d'éclairer ces choix.
Lieu : Libourne.
Avis écrit par Sylvain.
Avis Contre.