NON au projet LGV NON au GPSO LGV NON au AFSB

Les LGV se construisent à coup de dizaines de milliards pour moins de 10% de privilégiés, au détriment de l’entretien normal du réseau utilisé par plus de 90% des usagers. Il n’est pas trop tard pour dire OUI à l’usage intelligent de l’existant correctement entretenu mais NON aux grands chantiers inutiles ! Ce projet AFSB proprement dit, fortement destructeur des derniers lambeaux de milieux naturels à forte valeur environnementale qui subsistent encore sur son tracé, est présenté à tort comme une nécessité pour permettre la mise en place d’un RER métropolitain avec diamétralisation des dessertes. Il n’est en réalité qu’un cheval de Troie de l’ensemble du projet GPSO LGV menaçant en Gironde, la forêt, les vignobles, la vallée du Ciron et bien plus encore. La preuve en est que, pendant les quelques années où le GPSO (AFSB + Lignes Nouvelles + AFNT) avait été mis à l’arrêt par décision du président de la république qui disait vouloir privilégier les trains du quotidien, le projet de RER métropolitain n’était pas affecté, tout simplement parce qu’il n’avait pas besoin des AFSB pour voir le jour. Depuis que le GPSO a été relancé fin 2020 par Jean Castex pour offrir de gros chantiers au secteur du BTP, les AFSB sont faussement décrits comme indispensables au RER, ceci afin de réduire les oppositions de gens favorables aux trains du quotidien. Le GPSO dans son ensemble de Bordeaux à Toulouse et à Dax c’est : § 355 km de chantiers dont 327 km de lignes nouvelles dans la nature. § Une emprise de 4 800 hectares dont 3000 ha de forêt, mais aussi des vignobles, des terres agricoles, des zones humides, des milieux naturels… § 54 millions de mètres cubes de matériaux déplacés, dont 30 millions de m3 importés par camions sur nos routes et à travers nos villages. § Plus de 3 millions de tonnes de CO2 émis par le chantier de construction, sans compter les émissions de l’extraction et du déplacement des matériaux. § La vallée du Ciron balafrée en enfilade avec 30 affluents traversés et 3 viaducs sur le Ciron, impactant des zones humides d’une grande richesse en biodiversité. § Une dépense estimée à 14,3 milliards d’euros en 2020 (avant inflation et augmentations des prix des matériaux de construction) qui devrait doubler d’ici la fin des chantiers. Sur ce montant, la participation de l’Etat reste fixée à 4 milliards. Le reste sera payé essentiellement par les collectivités territoriales au travers de nos impôts, avec une hypothétique aide de l’Europe qui pourrait ne jamais venir. § Une branche Bordeaux Dax plus longue de 33 km que la ligne historique non saturée, pour un gain de temps ridicule. § Un report modal voyageurs largement surestimé qui, en concurrençant la voiture électrique ou les futurs avions décarbonés, ne rattrapera jamais les émissions initiales de CO2. § Une fausse réponse au transport routier de marchandises et à la baisse continue du fret ferroviaire depuis qu’on construit des LGV. § Des trains qui en doublant leur vitesse, quadruplent leur consommation. § Etc… Les LGV se construisent à coup de dizaines de milliards pour moins de 10% de privilégiés, au détriment de l’entretien normal du réseau utilisé par plus de 90% des usagers. Il n’est pas trop tard pour dire OUI à l’usage intelligent de l’existant correctement entretenu mais NON aux grands chantiers inutiles !

Lieu : Biganos.

Avis écrit par Christine Sanchez.

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