Le projet de nouveau tracé est justifié par l'opportunité de développement du fret ferroviaire sur les anciennes lignes afin de délester les axes autour de Bordeaux (A62/A63/rocade bordelaise). Parfait sur le papier. Mais le projet associé à ce développement du fret ferroviaire n'existe pas. C'est une promesse et rien d'autre. Or le développement du fret ferroviaire est un enjeu critique de diminution de l'impact de la mondialisation des productions de biens industriels sur l'environnement et l'économie. Il ne peut être pris à légère tant les enjeux de son développement son complexes. En l'état, le coût à la tonne kilomètre du fret ferroviaire est insoutenable pour une raison simple : l'Etat demande au fret ferroviaire d'autofinancer ses investissements et ma maintenance du réseau. C'est le seul mode de transport à qui cette contrainte est imposée. Dans ces conditions, malgré une consommation d'énergie fossiles limitées et malgré un taux d'opérateurs requis par tonne transportée très faible (rapport de 1 à 100 par rapport au transport routier) le coût du fret ferroviaire reste démesuré par rapport au fret routier qui lui bénéficie de nombreux avantages (subventions, faible contribution au réseau). Dans ces conditions, l'argument de développement du fret ferroviaire ne devrait pas être pris en compte pour justifier la création du nouvelle ligne LGV, tant qu'un projet sérieusement élaboré ne sera pas proposé.
Lieu : Landiras.
Avis écrit par Adrien.
Avis Contre.