Marthe Mari , habitant un petit village du Sud-Gironde situé sur le parcours envisagé pour la ligne LGV Bordeaux Toulouse . Je m'oppose à ce projet pharaonique dévastateur pour l'environnement, imposé malgré le refus majoritaire de la population, et dont l'utilité publique n'est pas démontrée. Il représente en outre de graves dangers pour la stabilité du sous-sol. La construction de cette voie exigerait pendant une dizaine d'années un chantier énergivore, dévoreur d'espaces agricoles et sylvicoles ( 4800 ha d'emprise concernés) destructeur de maisons et d'entreprises (480 propriétés déjà acquises, certaines détruites, avec des expropriations indemnisées sur la base d'acquisitions amiables, contrats obtenus parfois grâce au désarroi de propriétaires économiquement fragiles ) Or cette artificialisation des sols se ferait aux dépens d'une forêt déjà meurtriepar les incendies et d'une zone humide précieuse pour la biodiversité ( 97 espèces protégées menacées, dont hirondelles, salamandres jaunes tachetées ...) La nécessité de granulats pour les ballasts et de matériaux divers pour les remblais conduirait à l'ouverture de nouvelles carrières, alors que la région, déjà très largement exploitée, fournit déjà annuellement 2 850 000 tonnes de matériaux, soit 1% de la production française ! Les perturbations géologiques, hydrologiques et sanitaires ( pollutions) liées à cette extension des carrières, affecteraient la vie des habitants et pourraient engendrer des risques majeurs. En effet de nombreux effondrements se sont déjà produits sous l'effet de l'érosion, vu la fragilité des roches karstiques . Une exploration locale conduite par Richard Maire,chercheur émérite au CNRS, spécialiste reconnu en hydrogéologie, géographe et spéléologue, a montré la présence de nombreuses dolines, ainsi que des fontis causés par la dégradation progressive du sous-sol , faisant craindre de brutales secousses très dangereuses. Ces chercheurs ont observé à plusieurs reprises dans notre région des cratères pouvant atteindre plusieursdizaines de mètres de diamètre et autant en profondeur . A proximité de Virelade est apparu récemment un effondrement lié à une modification des niveaux des nappes phréatiques, ce qui accélère la déstabilisation de la zone calcaire . Les précautions nécessaires pour éviter de futures catastrophes nécessiteraient des investissements très coûteux . Pour construire le viaduc de Saint-Selve, il faudrait d'abord réaliser des sondages tous les 20 mètres sur une longue distance, ce qui représenterait un coût exorbitant ! Ces dangers très réels n'ont pas été évalués pour une prise en compte dans l'enquête publique . Le projet présenté prétend répondre à des préoccupations de sécurité et de mobilité améliorée dans le secteur au sud de Bordeaux, mais ne vous y trompez pas : derrière les AFSB se cache la volonté de créer des voies majoritairement dédiées aux LGV . Les problèmes liés au raccordement LGV et AFSB ne sont d'ailleurs pas décrits dans ce dossier . Marthe MARI . Pour assurer la sécurité de la voie sur les zones les plus susceptibles d'effondrement, il faudrait réaliser des forages tous les 20 mètres pour des injections
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Avis écrit par Marthe Mari.
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