CONTRE LE PROJET LGV BORDEAUX-TOULOUSE

Bonjour, Ancien directeur d'école à Marmande, j'ai eu de nombreux jeunes collègues bordelais professeurs des écoles promus en Lot et Garonne qui ont opté pour mon école car Marmande est desservie par la ligne de chemin de fer venant de Bordeaux. Malheureusement très souvent les trains du matin avaient du retard ce qui occasionnait des heures d'enseignements perdues non seulement pour les élèves de leurs classes mais aussi pour les huit autres classes qui étaient perturbées par les répartitions des élèves sans enseignants. Le coût de tels disfonctionnements est catastrophique. Sur l'année cela représente des journées de perdues et sur toute une scolarité c'est particulièrement dommageable. Dans ces conditions mettre des milliards d'€ pour faire gagner quelques dizaines de minutes entre Bordeaux et Toulouse à quelques privilégiés me paraît ridicule par rapport à l'intérêt d'avoir un service de transport de qualité sur la ligne actuelle. La construction d'une nouvelle ligne LGV détruirait des milliers d'hectares de terres agricoles, de forêts, de zones naturelles... Les sols vont être bétonnés, des maisons détruites et leurs habitants traumatisés, l'habitat des animaux sauvages va être fractionné... Les habitants des zones traversées vont devoir s'acquitter d'un impôt supplémentaire alors qu'ils devraient au contraire toucher une compensation financière pour la détérioration de leur environnement... Une ligne de chemin de fer existe déjà, il suffirait juste de l'améliorer. Le coût social, économique et environnemental serait moindre et au contraire cela apporterait une véritable richesse incommensurable à notre vie quotidienne. En ces temps où la dette publique devient alarmante, il est incompréhensible qu'on s'engage dans de telles dépenses aussi inconsidérées. Non à la LGV Bordeaux - Toulouse. Un monde meilleur est possible. Nos décideurs doivent en prendre conscience et peut-être qu' un jour leurs enfants les en remercieront. Cordialement.

Lieu : Fourques-Sur-Garonne.

Avis écrit par Patrick Quillateau.

Avis Contre.