Dans le cadre de l'enquête environnementale sur le grand projet ferroviaire au sud de Bordeaux, voici un avis prenant en compte les points soulevés : 1. Allongement des Trajets à Saint-Médard : L'aménagement du nouveau tronçon à Saint-Médard, qui allongerait les trajets, soulève des questions quant à la pertinence de ce choix. Un tel prolongement entraînerait une augmentation des gaz à effet de serre, en désaccord avec les objectifs climatiques actuels. 2. Reports Non Vérifiés des Usagers de l'Avion et de la Voiture vers le Train : Le projet repose en partie sur l'hypothèse que les usagers de l'avion et de la voiture se tourneront vers le train. Cependant, en l'absence de données fiables et vérifiées pour soutenir ce report modal, l'efficacité réelle du projet en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) est mise en doute. Si ce report ne se concrétise pas, les objectifs environnementaux du projet pourraient être largement compromis. 3. Incompatibilité entre la Réduction des GES et les Objectifs de Vitesse. Les mesures d’évitement et de réduction des GES semblent incompatibles avec les objectifs de vitesse des TGV. Cette contradiction indique que les priorités du projet pourraient être mal alignées avec les objectifs climatiques actuels. Accorder la priorité à la vitesse sur la durabilité environnementale pourrait rendre le projet insoutenable à long terme, surtout dans le contexte des engagements nationaux et internationaux de réduction des émissions. 4. Demande de Dérogation pour 97 Espèces Protégées : La demande de dérogation à l'interdiction de destruction d'espèces protégées, concernant 97 espèces, est un sujet de préoccupation majeur. Accorder une telle dérogation pourrait entraîner des pertes irréversibles pour la biodiversité. La destruction d'habitats naturels, même avec des compensations prévues, pose un risque sérieux pour ces espèces, remettant en cause l'équilibre écologique de la région. 5. Illusion de la Compensation Écologique : Le principe de compensation, tel qu'il est présenté, semble être une illusion, surtout si l'on considère que la moitié du potentiel de développement des espèces pourrait être perdue. Les projets de compensation écologique, même bien intentionnés, ne peuvent souvent pas recréer l'intégrité écologique des habitats originaux. Cela signifie que les pertes subies en raison du projet ne seront probablement pas réellement compensées, ce qui conduit à un appauvrissement global de la biodiversité.
Lieu : Saint-Selve.
Avis écrit par Dominique Bordelais.
Avis Contre.