ALLER DANS LE MUR, TOUJOURS PLUS VITE...

La dette abyssale de la France nous imposera des choix drastiques. Nous ne pourrons pas développer les LGV et en même temps les transports du quotidien. Utilisateur du rail de longue date, tant sur le plan local et régional (usage personnel) que national (usage professionnel essentiellement), et donc fervent partisan du train, j'estime qu'il est temps de cesser la course au toujours plus loin et toujours plus vite, pour privilégier le toujours mieux, en l'occurrence les transports du quotidien, délaissés depuis trop d'années (et aussi, la ligne Bordeaux - Lyon, qui fait cruellement défaut). Par ailleurs, comme le rappelle l'Office Français de la Biodiversité, "le constat est sans appel, la biodiversité est en chute libre. De nombreux animaux et plantes disparaissent, à un rythme encore jamais égalé. La disparition de la biodiversité est en train de provoquer des effets graves sur les moyens de subsistance, l’économie et la qualité de vie des populations humaines. On parle même d’extinction de masse. (...) les extinctions d’espèces sont 10 à 1000 fois plus rapides que le rythme naturel. Un constat que 1400 scientifiques ont établi dans le monde entier. A ce rythme là, la planète va perdre 75 % de ses espèces en 500 ans. Cette 6ème extinction est cette fois causée par une seule espèce, l’espèce humaine. (...) La destruction et l’artificialisation des milieux naturels représente 30 % des impacts." Chaque 'grand projet' détruit de nombreuses espèces, les compensations ne sont que partielles et sont en fait des illusions. La préservation de la biodiversité doit devenir une priorité absolue. Ce projet de prolongation du TGV, dans un cadre budgétaire (très) contraint, est insensé. Il est à l'image d'une société qui va dans le mur. Toujours plus vite...

Lieu : Saint-Pardon-De-Conques.

Avis écrit par Didier Lambert.

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