Mesdames, Messieurs, Comme vous le savez, le Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) a pour objectif de créer deux nouvelles Lignes à Grande Vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, avec un tronçon commun entre les deux lignes jusqu’à Bernos-Beaulac au coeur de la vallée du Ciron en Sud-Gironde. Ces lignes doublent des lignes déjà existantes en vue d’atteindre la Très Grande Vitesse sur ces parcours. Les AFNT et les AFSB font partie intégrante du projet GPSO et permettraient la jonction des lignes nouvelles sur les voies existantes aux entrées de Toulouse et de Bordeaux. D'après les promoteurs du GPSO, AFNT et ASFB seraient devenus nécessaires au développement des transports de RER autour des deux métropoles. Dans le détail, il s'agit de construire, côté toulousain, une quatrième voie sur 19km le long du canal latéral à la Garonne, entre la gare Matabiau et Saint-Jory, et côté bordelais une troisième voie sur 12km au sud de Bordeaux sur 4 communes : Bègles, Villenave d'Ornon, Cadaujac et Saint-Médard d'Eyrans. Toutes ces installations s'avèrent : - inutiles car l’association Trans’cub a déjà exposé à maintes reprises que les voies existantes peuvent supporter le trafic prévu par SNCF Réseau. - Coûteuses car il s’agit d’un projet à presque 1 milliard d’euros pour seulement 12 km alors que sur la ligne c'est la galère matin et soir depuis Langon, La Réole ou Marmande. Pour un train qu'ils ne prendront pas, après 8 à 12 ans de travaux, de déviation et des petites routes qui ne seront pas rétablies, qui va gagner du temps ? Territoire meurtri car les communes traversées, à l’instar de Saint Médard d’Eyrans seraient défigurées, coupées en deux, sans compter les enjeux majeurs de destruction de la biodiversité dans des bocages et zones humides classés en zone Natura 2000 qui seraient impactés par cette infrastructure, sans aucun espoir de véritable compensation. Peut-on vraiment parler d'une marche vers le Progrès lorsque tous les voyants sont au rouge pour la planète ? Les 15 ou 20 minutes gagnées sur ce trajet, justifient-elles de telles dépenses, qui seraient si bien utilisées, à moindre coût, pour l'aménagement et l'entretien des lignes existantes ? Le coût humain, le coût financier, la destruction des paysages et des milieux, la bétonisation de la terre, sont autant d'éléments à prendre en compte pour annuler ce projet tant qu'il en est encore temps. Proposez, je vous en supplie, un projet alternatif, humain, intelligent, progressiste ! Avec tout mon espoir pour que Vive la Vie, Agnès Labarthe, Maire et infirmière à la retraite
Lieu : Arrodets-Ez-Angles.
Avis écrit par Agnes Labarthe.
Avis Contre.