Le projet va détruire beaucoup d'hectares de terres (agricoles, forêts et zones humides), fragmenter des écosystèmes et fragiliser encore plus la biodiversité (dont une dizaine de sites Natura 2000). Économiquement et financièrement, ce projet coûte 14 milliards d’euros (sous toutes réserves) et repose sur un financement conjoint de l’État (40%), des collectivités qui prélèvent une taxe supplémentaire auprès des habitants (40%), et de l’UE (20%) qui n’a pourtant jamais confirmé prendre sa part. Socialement parlant les AFSB favorisent les cadres et métropolitains, et ceux parmi eux qui ont les moyens de s’acheter un billet de TGV, par rapport aux populations des plus petites communes, toujours plus dépendantes de la voiture et de ses coûts. En plus pendant les citoyens des petites communes tout autour dev rontp. D'après les analyses de différents collectifs et associations, d'une part les lignes existantes sont non modernisées, non mises aux normes (notamment européennes) et non saturées, et d'autre part, la seule justification évidente de ces infrastructures semble être finalement le branchement des lignes à grande vitesse, avec une dégradation, plutôt qu'une amélioration, de la circulation des trains du quotidien. Territoire meurtri car des communes traversées seraient défigurées, coupées en deux, sans compter les enjeux majeurs de destruction de la biodiversité dans des bocages et zones humides classés en zone Natura 2000 qui seraient impactés par cette infrastructure, sans aucun espoir de véritable compensation.
Lieu : Mezin.
Avis écrit par Emmanuel Froissart.
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