Bonjour, Je suis profondément choqué par cette obstination de certains décideurs politiques comme Monsieur Alain Rousset et Madame Carole Delga à persister dans ce projet de LGV Bordeaux Toulouse et Bordeaux Dax, qui va à l'encontre de toute logique économique et écologique : projet couteux, destructeur de l'environnement et de la biodiversité, comme l'impact négatif sur la vallée du Ciron, où j'habite, et qui va favoriser le réchauffement climatique, par la suppression de la végétation dans le couloir de la ligne à grande vitesse et tout cela pour un gain de quelques minutes par voyage pour une petite minorité de personnes. Je suis d'autant plus choqué que j'ai oeuvré pendant 20 ans au sein d'Arbres et Paysages en Gironde, dont j'ai été l'initiateur en 1994, à implanter des dizaines de milliers d'arbres et d'arbustes chaque année, entre 45 000 et 60 000, sur le département de la Gironde, sous forme de haies champêtres et de parcelles en agroforesterie. Le végétal par son activité photosynthétique est une des réponses principales au réchauffement climatique car il capte le carbone de l'air. Or la réalisation de cette ligne va impliquer la destruction de milliers d'arbres et d'arbustes et pour moi, c'est comme si on annulait d'un seul coup tout le bénéfice du travail que j'ai réalisé pendant 20 ans avec mes anciens collègues et qu'ils continuent à réaliser. Or, pour mener à bien ses missions, Arbres et paysages en Gironde a pendant toutes ces années, et aujourd'hui encore, bénéficié de l'aide financières des collectivités territoriales (Région sous la présidence de Monsieur Rousset, Département). Alors où sont la logique et la cohérence des politiques menées, si d'un côté, on finance des actions comme la replantation de haies qui contribuent à limiter le réchauffement climatique et de l'autre des projets pharaoniques qui le favorisent. Et qu'on ne me parle pas de mesures compensatoires de replantations. D’un côté, ce qui est détruit ce sont des végétaux adultes, qui sont au maximum de leur capacité de fixation du carbone, de l'autre ce sont de jeunes plants de un ou deux ans, qui mettront des dizaines d'années avant d'atteindre l'efficacité des végétaux détruits, s'ils arrivent à se développer correctement car la destruction de la végétation adulte qui pourrait freiner, voire inverser le processus du réchauffement, risque de modifier les conditions climatiques, au point qu'elles ne seront plus compatibles avec la croissance normale des jeunes plants. L'urgence est là ! Arrêtons cette fuite en avant ! Je fais donc un appel au bon sens, à la cohérence des politiques publiques d'aménagement des territoires. Je demande un abandon pur et simple de ce projet de Ligne à Grande Vitesse (LGV) et sollicite des commissaires enquêteurs un avis défavorable à cette tranche de travaux qui fait partie du projet global de la LGV. Merci de votre attention. Jean-Pi
Lieu : Villandraut.
Avis écrit par Jean-Pierre Grenier.
Avis Contre.