Pièce jointe CONTRE les projets AFSB et LGV AFSB est un projet trompeur qui nuira eux trains TER et FRET au seul bénéfice des TGV sur l’éventuelle LGV. Les installations ferroviaires actuelles sont suffisantes, même avec des augmentations futures du trafic ferroviaire, voir INFOGRAPHIE JOINTE. De Bordeaux à Villenave, des travaux d’amélioration peuvent s’entendre, car ils seraient majoritairement sur le domaine ferroviaire déjà industrialisé et apporteraient un peu de souplesse d’exploitation avec un impact environnemental relativement maitrisable (peu de déplacements de matériaux et d’engins de chantiers sur le domaine public). Entre Villenave et St Médard les travaux envisagés sont aberrants : - suppression de la double entrée sortie au sud du triage d’Hourcade = moins de capacité pour le FRET - TER omnibus (futur RER) sur une voie unique = faible capacité et désorganisations et retards au moindre incident - TER direct : ils seront retenus à Beautiran (donc retard) pour laisser, au moindre incident, la place au TGV arrivant des LGV, car les 2 voies encadrant la voie unique seront prioritairement utilisées pour aller chercher ou amener les TGV depuis ou vers la LGV. A l’heure actuelle, tous les trains arrivant ou partant de Bordeaux ont la même chance de pouvoir circuler, c’est l’égalité pour tous. Ces travaux, entre Villenave et St Médard, seraient couteux (500 M€) et représentent plus de la moitié du budget (actuel) des AFSB. Les travaux de Villenave à St Médard sont pensés, également, pour masquer le début des travaux de raccordement de la LGV car, une fois les travaux AFSB réalisés, alors des travaux massifs de destruction de 5 départements (LGV) pourront commencer (effet cheval de Troie). Concernant les LGV elles nécessiteront des bandes de terrains vierges artificialisées et terrassées de 100 mètres de large, ou bétonnées (viaducs avec pieux profonds par injection de béton) car on ne fait pas rouler des trains à 300 Km/h au ras de pins de 30 mètres de haut, ni au-dessus de terriers de blaireaux, lièvres,…, ni au-dessus de nappes d’eau de faibles profondeurs (rappelez-vous vos cours d’Histoire, avant les pins c’étaient des marécages !!). En effet, contrairement à ce que veulent faire croire certains politiques - pro LGV - mais de compétences ferroviaires très limitées, on ne fait pas « rouler les trains au milieu de la verdure ». Toujours pour les LGV, des millions de tonnes de matériels et matériaux (roches, calcaires, ballast, rails,…) devront être acheminés par le réseau routier secondaire jusqu’aux chantiers finaux. Même l’approvisionnement principal (avant dispatching sur les chantiers via le réseau routier secondaire) de 2 des 3 bases travaux prévues, St Selve (33) et Ste Colombe en Brulhois (47), devra être réalisé en tout routier car ces bases travaux ne sont pas raccordables au réseau ferré national (GPSO prévoit un acheminement par A62, avec des centaines de milliers de camions, bravo le bilan carbone !). Socialement, les LGV conduiront à un appauvrissement des territoires traversés, les villes d’Agen et Montauban perdront leurs positions ferroviaires stratégiques « entre Bordeaux et Toulouse ». Par la LGV, faire Bordeaux - Toulouse prendra le même temps que Bordeaux - Agen ou Agen - Toulouse par cette même LGV (le « gain » de 20 mn annoncé étant perdu par les temps d’approches et les marges de correspondances). A ce sujet, le déclin du centre-ville d’Angoulême depuis l’ouverture de la LGV Tours Bordeaux est significatif. Ceux qui ont méprisé la démocratie et les habitants en s’arrangeant avec les résultats défavorables de l’enquête d’utilité publique, doivent comprendre que les habitants des territoires ne veulent pas de ces LGV réservées à quelques privilégiés qui se donneront peut être bonne conscience « en privilégiant le train ». Pour quelques minutes de plus, ils peuvent le privilégier dès aujourd’hui. Ce sont des projets d’une autre époque, du passé, promus par des femmes et des hommes du passé. Nous ne sommes plus dans les 30 glorieuses, la société change, le climat change, les déplacements peuvent (et doivent) se limiter. Ne recommençons pas les erreurs du Concorde ou du paquebot France, aujourd’hui nous avons le recul, nous savons.
Lieu : Agen.
Avis écrit par Christophe Peringuey.
Avis Contre.