Des alternatives pour l'amélioration des trains du quotidien sont possibles et moins couteuses (pour l'économie et l'environnement) à la place de ces aménagements qui, d'après l'étude du Conseil National de Protection de la Nature, détruiraient des espaces naturels protégés (coupe d'arbres, traversée de plans d'eau et d'habitats naturels présentant un intérêt écologique, impact majeur sur de nombreuses espèces protégées). De plus, d'après les études réalisées par l'association TransCub, ces aménagements dégraderaient les services de TER pendant la durée des travaux (min 8 ans) et après, et augmenteraient la circulation des voitures dans les communes traversées. Le chantier engagerait de nombreux transports en camion pour les déblais et remblais et la pollution liée aux travaux est sous-estimée. Enfin, les nuisances sonores sont trop peu considérées et les nombreuses expropriations sont abusives. Pour finir, une enquête publique pendant les vacances d'été et sans aucune réunion d'information du public manifeste un mépris total pour la population. Destruction d’espaces naturels protégés - Traversée de 15 plans d’eau présentant un intérêt écologique - Traversée de 55 habitats naturels dont 6 sont d’intérêt communautaire au titre de Natura 2000 (zones humides) - 2 ZSC* (bocage humide de Cadaujac et Saint-Médard-d’Eyrans), 3 ZNIEFF*, 1 ENS* impactées - corridors écologiques impactés, enjeux majeurs pour le compartiment aquatique - 97 espèces protégées impactées - Nombreuses espèces à très fort enjeu écologique impactées (ex : loutre, vison d’Europe, cistude, chauve-souris et autres oiseaux, poissons, reptiles, mammifères, etc) Chantier - pas de mesure de prévention de pollution accidentelle liée aux travaux - déplacement de plusieurs centaines de tonnes de remblais et déblais par camion - les chantiers ont des emprises sur des zones protégées et abritant des espèces menacées - plusieurs sites sont pollués sur la zone de travaux sans mesure de traitement annoncée - le volume énorme de déblais (250 000 m³) laisse prévoir un impact majeur sur le sous-sol, qui n’est pas abordé dans le dossier - Dégradation des services TER (pendant les travaux – min 8 ans – et après) : ajout d’une voie pour TGV uniquement + réquisition d’une voie TER pour TGV = 1 voie TER supprimée -> plus de voitures, plus de pollution - suppression des passages à niveau implique des changements dans les déplacements locaux et dans la circulation des véhicules qui transitent par Cadaujac et St Médard - l’aménagement du nouveau tronçon à St Médard allonge les trajets en voiture - transports et déplacements routiers liés aux travaux non abordés dans le dossier alors que c’est requis par la réglementation - Report modal (avion et voiture vers train) pas étudié - Etudes de trafic pas mises à jour (aucune étude ne montre d’augmentation du trafic et ne justifie de voie supplémentaire alors que la rénovation des voies existantes, gares et ajout de rames désengorgerait le « bouchon » aux heures de pointes ; cf. étude Trans’Cub) - nuisances sonores (pas d’engagement sur l’installation d’écrans acoustiques – voir victoire juridique des usagers contre la ligne Bordeaux-Tour) - expropriations et destruction d’habitations « […] ce projet engendrera une consommation significative de milieux naturels porteurs de biodiversité ainsi qu’une fragmentation de plusieurs espaces naturels qui limitera les déplacements de certaines espèces avec notamment la création de trois ouvrages hydrauliques, l’élargissement de douze ouvrages existants la création de 23 ouvrages de récupération des eaux, la construction de six-ponts-routes et le déplacement d’un gazoduc… le tout en bordure ou non loin des rives de la Garonne. » « […] le projet s’implante, dans le lit majeur de la Garonne, sur une succession de milieux à forts enjeux marqués par la présence de végétations aquatiques, de formations prairiales et de ceinture du bord des eaux ainsi que de boisements humides, et pouvant présenter des enjeux en termes d’habitats d’espèces pour des espèces patrimoniales. »
Lieu : Toulenne.
Avis écrit par Sandrine Faget.
Avis Contre.