Faiblesse des inventaires naturalistes

Je m'oppose à la délivrance de l'autorisation environnementale en raison des défauts majeurs des inventaires naturalistes. On peut noter : 1. Le faible nombre de données recueillies vis-à-vis de la superficie de la zone d’étude ; 2. L’absence d’information sur la qualification et l’expérience des personnes ayant réalisées les inventaires avec notamment une seule personne pour l’entomofaune, l’avifaune et l’herpétofaune. 3. La faible pression d’inventaires naturalistes globale avec l’absence de mention sur le temps passé pour chaque taxon et chaque session. 4. Des faiblesses sur les passages de 2022 dont : a. Seulement 3 passages récents pour la flore, un sous-échantillonage de la flore pré- vernale (ex : Fritillaire pintade) b. Seulement 2 sessions d’enregistrements pour les chiroptères contre 3 demandés dans le cas de projets photovoltaïques. c. Pas de passage relatif à l’entomofaune en 2022 durant le pic phénologique pour le Fadet des laiches (15 juin – 15 juillet). 5. Malgré l’ajout ponctuel de sessions supplémentaires, la majorité des données datent d’il y a presque 10 ans (période 2014-2015). Cette faiblesse des inventaires revient à minimiser les enjeux, notamment en ce qui concerne les chiroptères. Ainsi dans les documents de la pièce D « Impacts chiroptères » et « Habitats reproduction chiroptères », des zones ont été déclarées à « faible potentiel de gîte » à l’est du lac de Calot (plan n°9), alors qu’une colonie de chiroptères a été vue régulièrement cet été dans cette zone, ce qui laisse augurer un gîte de reproduction. Concernant les oiseaux, un seul habitat d’espèce rustique est mentionné, alors qu’une colonie plus à l’ouest a niché cet été dans une grange amenée à être détruite, sise 1740 avenue de Saint-Médard-d'Eyrans à Cadaujac, comme il a été mentionné dans un courrier d’alerte au procureur de la République datée du 17 mai 2024. La présence de nombreux nids laisse très probablement présager d’une occupation ancienne de ce site.

Lieu : Cestas.

Avis écrit par Jérôme Tricaud.

Avis Contre.